COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

 

PROPOS MALVEILLANTS – BAIE DE BEAUPORT

Québec 15 mars 2009

 

Des informations erronées visant à faire perdre toute crédibilité à des organismes communautaires sortent honteusement de la bouche de hauts dirigeants de grandes institutions.

 

Le 11 mars dernier nous pouvions lire dans la presse écrite et entendre sur les stations de radio, les propos de M. Ross Gaudreault, président du Port de Québec, alors qu’il défend le contrat de gestion de la Baie de Beauport accordé sans appel d’offres à Gestev : « C’est une compagnie extraordinaire et ce sont de bons organisateurs » rappelant que ceux qui géraient la Baie de Beauport avant l’aménagement du site avaient eu d’importantes difficultés financières. « On ne mettra pas 25 millions de $ dans les mains de n’importe qui. Gestev m’a prouvé, l’été dernier, que c’étaient des professionnels et je veux continuer avec eux ». « L’organisme à but non-­lucratif a pour sa part du déclarer faillite » peut-on entendre à la radio d’Énergie 98,9.

 

Le 16 février 2009, M. François Picard, membre du comité exécutif de la ville de Québec déclarait : « Nous avons du aider l’organisme à but non-lucratif qui éprouvait des difficultés financières, à fermer ses livres. »

 

Il est totalement faux de prétendre qu’il y a eu faillite! L’OBNL auquel il est fait présentement référence a toujours fait une saine gestion des fonds publics et cela à moindre coût pour la ville de Québec, en réinvestissant les profits réalisés dans un retour de services offert à la communauté.

 

Une simple consultation au Registraire des entreprises (réf : https://ssl.req.gouv.qc.ca/slc0110.html), permet de constater qu’il n’y a aucune liquidation en cours de l’Association nautique, ni d’avis de défaut au cours des dernières années. Étant une information accessible au commun des mortels, comment doit-­on percevoir l’attitude de hauts dirigeants qui semblent ignorer cette information publique et pour se libérer de ne pas avoir agit en toute transparence, lancent des pierres en direction de ceux qui les ont servis ?

 

Tous les employés et fournisseurs de l’OBNL ont toujours été payés dans les délais prescrits, et ce jusqu’en 2008, année qui concorde avec sa rupture de contrat de services avec la Ville de Québec. L’OBNL a rempli ses obligations face à tous ses employés, fournisseurs et autres créanciers. Elle n’a donc en aucun temps vécu de grandes difficultés financières.

 

Lorsque l’on reçoit le mandat de la population d’avoir à gérer des grandes institutions en respectant les valeurs de celles-­ci, ne devrait-­on pas s’assurer de la légitimité de ce que l’on rapporte comme fait? Profite-­t-­on ici de la tribune médiatique qui est accordée à des gens d’influence pour qu’ils puissent contrôler l’information?

 

En terminant nous désirons souligner un passage qui a paru dans la presse (Le Soleil 26 février 2009) «Il n’y a jamais eu de discussions sérieuses entre eux et la Ville ou avec nous, indique Marcel Labrecque. Et c’est clair, il y avait une question de reconnaissance du travail accompli par Gestev en 2008. Cette compagnie qui connaît des succès ailleurs en ville a pris à la dernière minute la responsabilité d’un site et ça été un succès. Je pense qu’il y a un minimum de reconnaissance à avoir dans la vie.»

 

Il y a dans cet extrait, une leçon de reconnaissance dont la Ville de Québec devrait tirer exemple, pour les nombreuses années où des OBNL ont porté à bout de bras, et cela dans des conditions très difficiles, le destin de la Baie de Beauport. C’est principalement grâce à leur implication politique que le développement d’un centre récréo­-nautique a pu voir le jour.

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Source :

Hélène Mercier, hmercier@baiedebeauport.qc.ca,

Jean-­François Gacougnolle, jfgacougnolle@baiedebeauport.qc.ca,