|
|
|
Mercredi, 25 Février 2009 22:47 |
|
COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
LA VILLE DE QUÉBEC A L'ART DE CONTOURNER LES RÈGLES
Québec, le 24 février 2009
Suite à l’article de Jean Pascal Lavoie paru le 21 février 2009 dans le quotidien Le Soleil et intitulé Le processus des appels d'offres est suspendu à la Ville, il nous apparaît important de prévenir certains soumissionnaires désirant offrir leurs services à la Ville de Québec que leurs droits risquent d’être lésés.
En effet dans le cadre de la gestion du site de la Baie de Beauport en 2009, La Ville de Québec évoque l’urgence d’accorder un contrat à son partenaire Gestev pour la gestion du site de la Baie de Beauport en 2009 et évite ainsi l’appel d’offres public malgré les protestations et faisant fi des nombreux appuis reçus favorisant l’application de cette règle en provenance de députés, d’organismes environnementaux, d’organismes communautaires et de citoyens avec des intérêts variés.
L’extrait vidéo du conseil municipal du 16 février 2009, démontre comment nos élus préfèrent l’aveuglement volontaire, et qu’il ne leur semble pas étrange, ni inquiétant que la Ville de Québec s’apprête, cette année encore, à verser une somme de plus de 500 000 $ à l’Administration portuaire de Québec, sans exiger un droit de regard sur la manière dont ces fonds publics seront gérés.
Les informations données par les membres du Comité exécutif composé de Denise Trudel, Lisette Lepage, Raymond Dion, Richard Côté et François Picard et le maire Régis Labeaume, afin de convaincre les décideurs d’éviter l’appel d’offres frisent le mensonge. Le conseiller municipal Marc Simoneau augmente la confusion en associant la Coopérative à une gang de faiseux…des gars de bateau... de planche à voile… et fait part également de son désir de ne pas demander de soumission comme en ce fut le cas en 2008,..Un argument totalement faux car cette procédure n’a pas été faite non plus l’an dernier.
Madame Denise Trudel justifie que la subvention municipale permettra la gratuité de certains services pour les citoyens et qu’ils seront définis dans le montant accordé. Il est souhaitable que l’entente soit très différente de celle de 2008 où la seule gratuité résidait à l’entrée libre par la piste cyclable ou encore pour les piétons…Un argument peu convaincant dans ce dernier cas compte tenu que la seule voir d’accès à la Baie de Beauport ce fait par une autoroute et qu’il n’y a pas de possibilité de stationner dans le périphérique avoisinant le site.
Des éléments imprécis et l’urgence de procéder rapidement feront finalement pencher le vote en faveur de 19 contre 17 afin de ne pas demander d’appel d’offres. Une attitude franchement désolante de nos élus, alors qu’ils ont été choisis justement pour défendre les intérêts des citoyens et s’assurer que les taxes qu’ils versent chaque année soient gérées de façon rigoureuse et transparente.
La Coopérative de la Baie de Beauport ne pourra donc pas déposer d’offre de services et Gestev une entreprise spécialisée pour l’organisation de grands événements est proclamé par ses partisans comme grand gagnant, sans avoir à affronter la compétition…Rappelons que le site de la Baie de Beauport a été proclamé centre récréo-nautique, et que la coopérative demeure persuadée d’avoir l’expertise pour le gérer et occuper, par la présence de milliers de jeunes, un bâtiment qui a été baptisé : École de voile…
Le 17 novembre 2008, des représentants de la Coopérative de la Baie de Beauport ont déposé un document faisant part de leur intention au Conseil municipal. Depuis lors, aucune nouvelle ni retour d’appel pour des demandes de rencontres avec des représentants de la Ville de Québec, mis à part une écoute en provenance du Cabinet de l’opposition à la Mairie. Le Port de Québec nous a également accordé son attention mais aussi mis devant le fait que ce dossier de gestion de la Baie de Beauport n’était pas dans l’attribution de son mandat.
-30-
Sources :
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
Mardi, 17 Février 2009 22:08 |
|
LETTRE ÉDITORIALE
QUAND 19 ÉLUS MUNICIPAUX ABDIQUENT LEUR RESPONSABILITÉ
Lors de la séance du conseil de ville du 16 février dernier, 19 élus municipaux ont tout simplement abdiqué leur responsabilité d’assurer une saine gestion des finances, en rejetant une proposition du Chef de l’Opposition officielle, Alain Loubier, qui souhaitait voir la Ville de Québec exiger que l’Administration portuaire de Québec procède à un appel d’offres public pour la gestion des opérations et des activités à la Baie de Beauport pour la saison estivale 2009, pour laquelle la Ville de Québec verse une subvention de plus d’un demi-million de dollars.
Ainsi, mesdames Louise Lapointe, Denise Tremblay-Blanchette, Ginette Picard-Lavoie et Anne Guérette, et messieurs Paul Shoiry, Steeve Verret, Jean-Marie Laliberté, Marc Simoneau, Jacques Teasdale, Ralph Mercier, Guy Perreault, Patrick Paquet, Gérald Poirier, de même que les membres du comité exécutif (Denise Trudel, Lisette Lepage, Raymond Dion, Richard Côté et François Picard) et le maire Régis Labeaume n’ont pas jugé pertinent de demander à l’Administration portuaire de Québec qu’elle rende des comptes à la Ville de Québec.
Aux yeux de ces élus qui préfèrent l’aveuglement volontaire, il ne leur semble pas étrange, ni inquiétant que la Ville de Québec s’apprête, cette année encore, à verser une somme de plus de 500 000 $ à l’Administration portuaire de Québec, sans exiger un droit de regard sur la manière dont ces fonds publics seront gérés.
L’attitude de ces 19 élus est franchement déshonorante, alors qu’ils ont été choisis justement pour défendre les intérêts des citoyens et s’assurer que les taxes qu’ils versent chaque année soient gérées de façon rigoureuse et transparente. Honte à vous, mesdames et messieurs ! Nous nous en souviendrons en novembre prochain.
Voir rubrique Médias / Extraits vidéos / Conseil Municipal du 16 février 2009
Pour la Coopérative de la Baie de Beauport
Jean-François Gacougnolle
Hélène Mercier |
|
|
|
Mardi, 03 Février 2009 17:32 |
|
BAIE DE BEAUPORT : UN APPEL D’OFFRE S’IMPOSE
Pierre-André Normandin
Le Soleil du 03 février 2009
(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville exige un appel d'offres pour l'octroi du contrat de gestion de la baie de Beauport. L'administration Labeaume se dit toutefois incapable d'imposer au Port une telle démarche.
Depuis le début de l'hiver, des négociations se déroulent entre la Ville et l'administration portuaire pour confier à l'entreprise Gestev la responsabilité d'animer le site récréotouristique, comme à l'été 2008. Mais voilà, les anciens administrateurs de la baie de Beauport demandent que leur projet de créer une coopérative soit étudié, faisant miroiter des économies considérables par rapport au privé.Le chef de l'opposition, Alain Loubier, croit qu'un appel d'offres public permettrait de «s'assurer que Québec en obtienne pour son argent, qu'on retienne la meilleure proposition au meilleur prix». Il en fait une question de saine gestion des fonds publics.
«Une organisation qui soutient qu'elle pourrait assurer la gestion du site pour 150 000 $, la moindre des choses, ce serait qu'on vérifie cette allégation», a-t-il soutenu hier soir. Rappelons que la Ville a versé 500 000 $ pour que Gestev gère la baie de Beauport, montant insuffisant selon le Port qui dit avoir puisé dans ses propres fonds pour boucler le budget du site.
Le responsable du dossier au comité exécutif, François Picard, a qualifié de «farfelu» le montant avancé par les promoteurs d'une coopérative pour gérer la baie. «Au début des années 2000, il en coûtait plus de 160 000 $ alors que les toilettes étaient une roulotte de chantier. Depuis, il y a plus de 20 millions $ investis. On veut faire croire à la population que ça peut coûter 150 000 $. Il faut être sérieux».

Alain Loubier réclame un appel d'offres avant de confier au privé la gestion de la Baie de Beauport.
|
|
|