LA GESTION DE LA BAIE DE BEAUPORT ACCORDÉE SANS APPEL D’OFFRES

LA VILLE DE QUÉBEC SATISFAITE DU TRAVAIL DE GESTEV

 

Michel Bédard

Québec Hebdo du 26 février 2009

 

Le souhait de la Coopérative de la Baie de Beauport de voir le conseil de ville de Québec aller en appel d’offres pour la gestion de ce site récréonautique en 2009 ne s’est finalement pas réalisé. À sa grande déception, les élus ont rejeté cette option dans un vote très serré de 19 contre et 17 pour, ce qui aura pour effet de redonner, sans obtenir de compétition, l’administration du site à la firme Gestev pour un montant qui devrait excéder les 500 000 $.

 

«La Ville de Québec évoque l’urgence d’accorder un contrat à son partenaire Gestev pour la gestion du site de la Baie de Beauport en 2009 et évite ainsi l’appel d’offres public malgré les protestations et faisant fi des nombreux appuis reçus favorisant l’application de cette règle en provenance de députés, d’organismes environnementaux, d’organismes communautaires et de citoyens avec des intérêts variés», affirme Hélène Mercier de la coopérative, déçue de la tournure des événements.

 

Une attitude désolante des élus

 

«L’extrait vidéo du conseil municipal du 16 février démontre comment nos élus préfèrent l’aveuglement volontaire, et qu’il ne leur semble pas étrange, ni inquiétant que la Ville de Québec s’apprête, cette année encore, à verser une somme de plus de 500 000 $ à l’Administration portuaire de Québec, sans exiger un droit de regard sur la manière dont ces fonds publics seront gérés. Cette attitude des élus est franchement désolante, car ils ont été choisis justement pour défendre les intérêts des citoyens et s’assurer que les taxes qu’ils versent chaque année soient gérées de façon rigoureuse et transparente», ajoute Mme Mercier.

«Les informations données par les membres du comité exécutif composé de Denise Trudel, Lisette Lepage, Raymond Dion, Richard Côté et François Picard et le maire Régis Labeaume, afin de convaincre les décideurs d’éviter l’appel d’offres frisent le mensonge. Le conseiller municipal Marc Simoneau a augmenté la confusion en associant la coopérative «à une gang de faiseux…des gars de bateau… de planche à voile…» et a fait part également de son désir de ne pas demander de soumission comme ce fut le cas en 2008, un argument totalement faux, car cette procédure n’a pas été faite non plus l’an dernier», indique pour sa part, Jean-François Gacougnolle, aussi l’un des instigateurs de la nouvelle coopérative.

Persuadés d’avoir l’expertise pour gérer le site et occuper, par la présence de milliers de jeunes, un bâtiment qui a été baptisé « École de voile», des représentants de la coopérative avaient déposé le 17 novembre 2008, un document faisant part de leur intention au conseil municipal.

«Depuis lors, nous avons reçu aucune nouvelle ni retour d’appel pour des demandes de rencontres avec des représentants de la Ville de Québec, mis à part une écoute en provenance du Cabinet de l’opposition à la mairie. Le Port de Québec nous a également accordé son attention, mais a souligné que ce dossier de gestion de la Baie de Beauport n’était pas dans l’attribution de son mandat.

 

 

Le site de la Baie de Beauport a été le théâtre d’investissements de plus de 19 M $ dans le cadre du legs du gouvernement fédéral pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec.